13.10.2009
Jackson, y'a comme un os
Michael Jacquesson sort un nouveau disque. Un disque lombaire prélevé lors de sa huitième ou neuvième autopsie. C'est l'ostéosynthèse de sa carrière, paraît-il. Ça me rappelle le sonnet de Ronsard : Je n'ai plus que les os, un squelette je semble,…
Oh, merde ! Si on ne peut plus rire…
11:19 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sonnet, ronsard
10.10.2009
La Cage aux Trolls
Ne tournons pas autour du pot de chambre. Depuis que le Maître Vain trône à l'Elysée, les aventures de Cul et Bite font la une chaque jour. C'est France Tabloid. L'info ne décolle plus du caniveau. Nous vivons dans une ambiance de Régence, phase transitionnelle de notre Histoire, pendant laquelle, pour tuer le temps avant la catastrophe, des politiques secondés par la presse jouent avec leur zézette les airs les plus salaces de l'opéra comique.
Le signal de départ, le coup de pistolet du starter, a été le divorce et le remariage dudit Maître Vain, avec ses deux pimprenelles en couverture, l'une descendant les marches du Palais, l'autre les montant. On a eu ensuite les rumeurs sur les amants de Dati, puis le spectacle de son accouchement supersonique. Deux ou trois outings de députés homo plus tard, l'affaire Polanski (déjà oubliée comme je le pressentais ici voilà quelques jours) a débouché sur la curée contre Mitterrand, qui fermera sa gueule la prochaine fois. Et puis il y a le déballage de la femme d'Eric Besson dans un livre écrit de sa petite main délicate. Il l'a trompée pendant trente ans, explique-t-elle avec rage mais sans pudeur. Je souhaite à cette femme d'une élégance rare de gagner plein de fric avec sa bouse en prose.
Putain, on se croirait dans un séminaire de représentants en aspirateur, quand, le soir venu, après un repas bien arrosé, Alain met son nez dans le soutien-gorge de Sonia au bar de l'hôtel, pendant qu'à l'étage, chambre 202, Georges, le mari de Sonia, roupille à poil, le slip aux chevilles, sur le ventre de Simone, la femme d'Alain. C'est la Cage aux Trolls, du mauvais théâtre de Boulevard.
09:03 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : cul, bite, mitterrand, sarkozy, besson, régence, outing, opéra comique
09.10.2009
Le testament de Jean-Marie Le Pen
Comme à la Samaritaine, on trouve de tout au Front National : du catho lefebvriste qui ne comprend les mystères de la Trinité qu'en latin, de l'intello communiste reversé dans le combat solidariste, du punk habillé en canette de bière marquée d'une svastika, du royaliste maurassien qui vit des rentes de ses actions françaises, du païen tendance gréco-anale ayant un fort penchant pour la blondeur viking, et puis du légitimiste illégitime, du néo-pétainiste en garçonnière, sans oublier de la brebis égarée, du loup affamé, du lion assoupi, et des chefs, pleins de chefs, chapeautés par un hyper chef, Jean-Marie Le Pen, qui est tout ça en même temps, mais qui pourrait être tout autre chose, s'il était assuré de rester le CHEF, même mort. Le Front National est une auberge espagnole tapageuse remplie de paroissiens hétéroclites.
Or, quand surviendra la disparition de l'hyper chef, toutes ces composantes du Front National ont de fortes chances de se désolidariser les unes des autres comme les atomes d'un corps après la mort de celui-ci.
C'est la raison pour laquelle, et afin d'éviter cet éparpillement, Jean-Marie Le Pen a récemment publié son testament sous forme d'interview dans les colonnes du magazine Flash, phosphorescente émanation éditoriale sortie de la cervelle survoltée d'Alain Soral.
Dans ce testament, il dit en gros trois choses. L'Islam est compatible avec la France laïque et républicaine. L'état d'Israël est pire que l'Afrique du Sud au temps de l'apartheid. Ben Laden n'est pas l'organisateur des attentats du 11 septembre.
Cette trilatérale spirituelle réaffirme un principe politique qui a fait ses preuves : plutôt que de nous désunir, unissons-nous à l'autre ennemi de notre ennemi; l'autre ennemi étant l'islam et l'ennemi, le cosmopolitisme américano-sioniste. Ou sionisto-américaniste, je m'y perds.
L'ennemi commun, y'a rien de tel pour jeter des ponts entre les peuples. Et accessoirement sauver ce qui peut l'être d'un parti en déroute.
15:11 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : front national, islam, alain soral, israël, ben laden, apartheid, samaritaine
08.10.2009
Demain je serai Ron Hubbard
Une copine chargée de com dans un SDIS, une caserne départementale de pompiers si vous préférez, m'a raconté comment la néo-taylorisation récemment instituée dans son boulot a pourri l'ambiance.
Le personnel est désormais soumis à tout un bazar de procédures de contrôle et d'auto-contrôle pour atteindre une excellence qu'aucun membre de la direction n'est par ailleurs fichu de définir clairement. Il faut être toujours plus excellent, point. Ce personnel doit respecté des règles strictes de civilité, comme dire bonjour à telle personne et pas à telle autre ! Oui oui, vous avez bien lu. Il ne doit, sous aucun prétexte, nouer une conversation devant la machine à café. D'ailleurs il lui est vivement déconseillé de boire du café, boisson hautement addictive. Des consultants en management surgissent dans les locaux de ce SDIS à tous moments pour évaluer et coacher ledit personnel. Et ainsi de suite. Alors on se dit : forcément le feu couve dans cette caserne de pompiers et la révolte est proche. Mais pas du tout. Chacun semble abattu, hypnotisé, envoûté. Pas de réaction.
Cette néo-taylorisation est identique à celle qui a donné de si bons résultats à France-Télécom. La même à quelques nuances près, pompier n'étant pas bigophoneur. Or un SDIS est un organisme public dont le conseil d'administration est majoritairement constitué d'élus départementaux. Sont-ils tombés sur la tête, ces braves élus ? Non, ils suivent le mouvement. Parce que des experts leur on dit que c'est bon pour les éconocroques, ils ont opté pour l'hyper-rationalisation des tâches. Et en avant pour les robots du feu.
Le secteur public est donc devenu la proie des malfaisants du management moderne qui ne se satisfaisaient plus, à l'évidence, du seul secteur privé. Management dont on sait en outre que le banc d'essai a été les sectes, Scientologie en tête. Le temps n'est plus très loin où ces salopards manageront les familles. A ce moment-là, la ronhubbardisation de la société sera achevée. Alors nous serons mat. Nous l'aurons dans le cul, quoi.
09:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : taylorisation, sdis, pompiers, coach, public, privé, france-télécom, sectes, management
02.10.2009
Lefebvre, Grand Sécateur
Avant de couper les couilles aux gens, fussent-ils dangereux, Frédéric Lefebvre ferait mieux de s'aller faire couper les cheveux !
Tiens, sa blague sur la castration chimique m'en rappelle une autre. Au type chargé de transformer des hommes viriles en eunuques, on demande comment il procéde. C'est simple, dit-il, avec une brique dans chaque main. Et vlan, j'écrase. Ouh, mais ça doit faire mal, s'indigne-t-on ! Pas du tout, répond-il, j'enlève les pouces.
Je fais le malin, mais à la vérité j'ignorais ce qu'était la castration chimique jusqu'à aujourd'hui. Or, d'après l'anticlopédie Wikipédia, ça consiste seulement à faire ingérer au stakhanoviste de la zézette «des médicaments qui vont déclencher une baisse de la production de testostérone et ainsi diminuer les pulsions sexuelles.» Des pilules, vous avouerez que c'est quand même pas bien méchant.
Si peu, d'ailleurs, que je suis d'avis de proposer à Monseigneur Lefebvre Frédéric de tester sur lui. Sur TF1, par exemple. A une heure de grande audience. Ainsi pourrions-nous vérifier — de visu – l'efficacité de la méthode. Et allez savoir : son rictus de requin marteau s'en trouverait peut-être adouci…
14:06 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : castration chimique, stakhanoviste, wikipédia, requin marteau










