13.11.2010
Qui se souvient de Michel Houellebecq ?

De Cioran à propos de Borges : « La malchance d’être reconnu s’est abattue sur lui. Il méritait mieux. Il méritait de demeurer dans l’ombre, dans l’imperceptible, de rester aussi insaisissable et aussi impopulaire que la nuance… La consécration est la pire des punitions… À partir du moment où tout le monde le cite, on ne peut plus le citer, ou, si on le fait, on a l’impression de venir grossir la masse de ses « admirateurs », de ses ennemis. Ceux qui veulent à tout prix lui rendre justice ne font en réalité que précipiter sa chute. »
Voilà ce qui est en train d’arriver à Houellebecq et voilà ce qui fait que Cioran me semble aujourd’hui moins négligé que Borges, duquel la critique en adoration devant lui pendant plusieurs décades s’est affranchie, celle-ci n’hésitant plus à relever ses « tours » et ses facilités, quand elle daigne encore relever quelque chose de lui. Le succès « de son vivant » d’un écrivain est une sorte de pacte faustien : la damnation éternelle l’attend au bout du chemin. Houellebecq l’a d’ailleurs fort bien compris, qui s’interroge dans son dernier roman sur la disparition littéraire de Jean-Louis Curtis, un méritant lauréat du Goncourt dont la mort en 1995 fut saluée par un silence écrasant. Curtis que plus personne ne lit, donc, hormis Houellebecq lui-même.
Portrait de Michel Houellebecq par Joëlle Delhovren.
09:32 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : houellebecq, curtis, cioran, borges, goncourt











Commentaires
HOUELLEBECQ, ROI DES "CONCIERGES EN REVOLUTION"
Avec sa tête de pauvre type Houellebecq écrit des livres de pauvres types.
Auteur d'une littérature minable écrite pour des minables qui l'adulent, cette face d'avorton a la plume rase, le verbe bas, la pensée vile.
Houllebecq est le chantre des ratés. D'où son formidable succès.
Dans ses livres il a placé sans complexe le Dupont sur un trône -celui de l'insignifiance mais peu importe, un trône est un trône à ses yeux- revendiquant le droit de faire régner la loi du commun -pour ne pas dire du rien du tout- sur les étagères les plus prisées des bibliothèques. Au nom de son air d'abruti.
Chez Houellebecq les petits présentés comme des victimes de leur petitesse gagnent toujours du début à la fin : avec lui c'est la revanche des eaux troubles de la sexualité sur l'onde pure de l'esprit, le triomphe de la fosse des sentiments sur la verdure des sommets, la gloire du quotidien inepte sur l'intemporel vol de l'âme, la victoire des êtres médiocres et de leur oeuvres crasseuses sur les neiges éternelles de l'Art.
L'époque étant comme on le sait à la totale dégénérescence littéraire, Houllebecq est le plus fameux de ses représentants.
De ce déchet de notre civilisation en pleine dérive culturelle, on a fait une légende vivante.
Roi des Dupont auxquels il s'adresse, Houllebecq est un produit marketing performant, inusable, réutilisable à chaque rentrée littéraire ! Il suffit juste de changer l'emballage de ses bouquins chaque année. Bref, la gloire des éditeurs. Pardon, des vendeurs de papiers.
Houellebecq est un phénomène : chacune de ses apparitions télévisées est un événement.
Dès que passe sur les écrans plats de la France attablée sa tête molle de vieux puceau frustré et libidineux, il fait chavirer le coeur des ménagères monoparentales ménopausées, miroiter des jours encore plus tièdes aux concupiscents concierges constipés, espérer un sirop de bonheur pseudo littéraire toujours plus vil et fade aux minus malades, comme lui, de leur existence de nabot.
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Complément de l'article
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Pour rappel, voici ,un extrait de l'interview par Vignale (texte numéro 509) au sujet de la littérature :
Vignale - Quels sont les auteurs contemporains qui ont vos faveurs littéraires ? Houellebecq vous touche-t-il davantage qu’un Beigbeder, un Zeller ou un Moix ou bien vous ne lisez que les morts ?
Raphaël Zacharie de IZARRA - Je suis fièrement inculte. Vierge de bien des influences mais non point sans avis. Je connais les titres et les têtes des écrivains actuels, mais guère plus. Rares sont ceux qui ont su me plaire avec leurs mots. Je possède une intuition étrange : je sais reconnaître un auteur de valeur sans ouvrir un seul de ses livres, juste en lisant sur ses traits. Car la Littérature transparaît sans fard sur la face des auteurs dignes de ce nom. Sur leur front, moi je la vois dans sa vérité. La Littérature ne m’échappe pas.
J’ai l’oeil pour ces choses. Et lorsque je vérifie les écrits de l’auteur ainsi sondé, je constate que je ne me trompe jamais. Celui qui parle en auteur mais qui n’a pas l’éclat de la Littérature entre les deux yeux, je le sais avant même de lire sa première page.
J’estime sans l’avoir lu que Houellebecq, s’il possède effectivement quelque plume (pour avoir survolé de très loin une ou deux de ses pages, je n’ignore pas de quoi je parle) manque singulièrement de hauteur ne serait-ce que parce qu’il a commis l’impudeur de montrer sa face aux caméras de télévision. Trivialité impardonnable pour un auteur digne de ce nom.
http://izarralune.blogspot.com/2007/05/509-vignale-me-pose-dix-questions.html
Raphaël Zacharie de IZARRA
Écrit par : Raphaël Zacharie de IZARRA | 16.11.2010
- Houellebecq a tout fait pour être célèbre et augmenter sa célébrité en guignant le Prix Goncourt, BHL jouant le rôle de caution morale à cause des gaffes ou provocations précédentes. Houellebecq confirme l'étude psychologique de Molière selon laquelle le type du misanthrope, loin de vouloir se retirer de la société, souffre d'une désaffection du public à son égard. Cioran paraît d'ailleurs un type similaire à Houllebecq. Comme le signale un penseur un peu moins inutile, la mélancolie n'est jamais qu'une pose puérile.
Écrit par : Bardamor | 06.01.2011
Moi aussi, j'ai tout fait pour être célèbre... Profitant de ce que son mari guignait le Goncourt, j'ai maintes fois tenté de guigner les fesses de ma voisine, dont j'ai ouïe dire qu'elle avait le bras long. Hélas, BHL ne souhaitant pas me faire la courte-échelle, je n'ai jamais pu voir autre chose que ses chaussettes montantes. Depuis, je vends des bas. Et vous, Bardamor, que guignez-vous ?
Écrit par : Ronan Muel | 06.01.2011
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