21.10.2008
De l'inquisition au temps de l'écologie
Le plus sûr moyen de se débarrasser des écologistes serait de faire sauter la planète. Malheureusement, il ne resterait que peu de monde pour apprécier une vie sans Bové ni l'autre cruche dont le nom m'échappe.
L'écologie n'est ni un mal nécessaire, ni un bien, ni une pensée, encore moins une philosophie, c'est une catastrophe. Son programme se résume ainsi : le pouvoir aux orthoptères, les hommes aux galères.
J'ai compris que le réchauffement climatique puait la magouille à plein nez quand Al Gore a pris la tête de cette hystérie collective, aussitôt suivi et appuyé par un vert fluo de la trempe d'Alain Juppé. S'il y a bien une plante que ces deux-là défendront bec et ongles contre les abominables pollueurs, c'est l'oseille. On peut leur faire confiance. Les gugusses comme eux me fascinent. Au lieu de nous dire clairement : les chinois et les indiens tapent énormément dans le gâteau pétrolier, à présent faut vous serrer la ceinture, — ils inventent une histoire d'apocalypse biblique, en s'imaginant que l'effroi suscité déclenchera un réflexe d'économie et de propreté chez le blaireau moyen. C'est raté. Non seulement cette histoire me fait bien rire (je suis loin d'être le seul), mais en plus elle me donne une irrépressible envie de tout saloper autour de moi.
Les ours pyrénéens : tous slovènes, tous déportés ! Les malfaisants à l'origine de ce crime devraient tâter des mines de sel en Silésie, où on les obligerait à se rendre à genoux.
Les éoliennes : enfin, la presse nationale a trouvé un peu de courage au fond de sa culotte pour dire la saloperie que c'est. Voici pourtant des années que la fonction strictement mercantile des «trèfles blancs» a été démontrée ; mais non, leur implantation se poursuit, avec l'assentiment des écologistes, que la présence de Total parmi les opérateurs ne gène nullement. Total et d'autres balaises du pétrole et de l'énergie en général. Comme si ces maousses boîtes s'étaient converties au vert et à la naturophilie.
Greenpeace et ses missionnaires : verts comme des mercenaires dans la jungle de la finance écologiste. Ont ouvert boutique dans ma région pour soutenir les projets d'installation d'éoliennes. General Electric, Total, Gamesa reconnaissants.
Je pourrais citer bien d'autres exemples de la duplicité écologique, mais à quoi bon ; ils n'ont même pas valeur d'arguments, puisqu'à chacun de leurs aspects négatifs, je peux opposer une réussite, voire un succès. Greenpeace, qui est une société de lobbying, et qui, comme telle, travaille pour le plus offrant, obtient aussi des résultats spectaculaires et probants, comme la fin de la chasse à la baleine — c'est à Melville que ça la couperait, dites ! Or, si chaque été j'ai le plaisir infini, et avec moi mes enfants, de voir des rorquals depuis le bastingage du bateau qui m'emmène en Corse, je le dois en partie à Greenpeace.
Alors, vous me direz : où est le problème ?…
… Dans l'arrogance et la curaillerie des écolos. Voilà des hommes et des femmes dispensés de réflexion, la Vérité, tel le Saint-Esprit, étant descendue sur eux. Comme si la Révélation autorisait le recyclage du doute en certitude. Exemple : le réchauffement climatique est un fait acquis. L'homme du vingtième siècle est à l'origine de ce phénomène, c'est un fait acquis. Toutes questions ou remarques propres à remettre en cause ces deux prémisses sont donc balayées d'un revers de manche, et l'agnostique qui les a formulées se voit retirer illico jusqu'à sa dignité : pollueur, obscurantiste, fasciste… dégage ! Pourtant, il ne faisait que se demander simplement, naïvement, curieusement : pourquoi les glaciers alpins fondent depuis plus d'un siècle ?
11:12 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : total, greenpeace, éoliennes, al gore, alain juppé










