08.12.2008
Vous êtes priés de laisser la télé dans les chiottes où vous l'avez trouvée
Tout le monde en est convaincu : la télé, publique ou privée, c'est de la merde. Trop de violence, de jeux dégradants, de musique de poulets en batterie. Maintenant, interrogez un gens de gauche à propos de la réforme de l'audio-visuel public et remarquez avec quelle promptitude il dégaine son calicot TOUCHE PAS A MA TELE. C'est que la merde, quand elle est publique, elle a moins mauvais goût que l'autre, la privée. Certes, la nuance est discrète, voire subtile ; mais un palais exercé ne s'y trompe pas. Audrey Pulvar, quand elle débite la litanie des faits-divers dans le journal de France 3, on sent qu'elle a de la conscience sociale, autrement dit un cœur. Alors que Laurence Ferrari, dans le même exercice, fait preuve d'un cynisme audimatique repoussant. Cqfd et vive la merde d'état ! Malheureusement, mes papilles télévisuelles sont insensibles. Pour moi (et mes gros sabots), la merde, eh ben… c'est de la merde. Et qu'un président, aussi tordu et asservi à la Finance soit-il, prenne sur soi d'en ramasser une poignée et de la balancer dans le tout à l'égoût des lois républicaines, ça ne me dérange aucunement. Je dirais même plus : vas-y Nico, récure à fond !
11:28 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : audio-visuel public, réforme, sarkozy, pular, ferrari










