26.04.2009
Jacques Prévert, précurseur du haldisme
Prévert était un con bien de son époque. Après la Grande Guerre, comme Céline ou Giono, il chanta la gloire d'une France pacifiste et anti-nationaliste, sans se soucier de savoir si en Allemagne, en Italie ou en Russie on baignait dans le même angélisme. Après la boucherie de 14, il est vrai qu'il y avait de quoi baisser les bras et se jeter dans ceux de l'ennemi en imaginant ses caresses plutôt que ses coups de dagues.
Mais Prévert, contrairement à Céline, Giono et d'autres, est aussi un con de notre temps. Quelques uns de ses poèmes concentrent tout le salmigondis post-moderne de l'antiracisme et de la faute de l'homme blanc. En cela, Prévert est un précurseur du haldisme. Et c'est tout le vrai génie de ce poète.
Je pense en particulier à la Chanson des Cireurs de Souliers. Le noir, gentil cireur, est opposé au blanc, vilain payeur. Je ne prétends pas que de telles situations n'existèrent pas, je constate simplement que ce poème (mou du vers, mais là n'est pas la question) universalise cette double figure au point d'en faire un lieu commun, un topos.
Depuis au moins 1950, des générations d'élèves de l'enseignement primaire ont ingurgité ce poème édifiant. Ce fut mon cas. Aujourd'hui c'est au tour de mon fils de huit ans d'avaler la couleuvre. Que les haldistes se réjouissent : il l'a trouve à son goût.
15:04 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : noir, blanc, antiracisme
24.02.2009
Puisque je vous dis qu'Obama est noir...
Contre toute évidence, et en dépit de ce que nous savons de sa famille (un père noir, une mère blanche), la presse s'obstine à présenter Obama comme un noir, le premier président noir des Etats-Unis, un qu'aurait pas une goutte de sang blanc dans les veines. Elle se foutrait pas un peu du monde ouvertement, cette presse ? Et ceusses qui l'achètent encore éprouveraient pas quelque joie malsaine à être pris pour des buses ? Ou alors ça vient de moi ; je suis quelque chose comme daltonien, et en plus j'oublie que je dois comprendre noir quand je lis blanc. Pour une fois que la presse pouvait à bon droit nous bassiner avec le métissage, elle a choisi de foncer tête baissée dans le monochrome, et de s'y tenir. «On est en France, pays du Tiers-Monde mental», a écrit Philippe Billé. Ca se confirme de jour en jour.
16:08 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : blanc, noir, métisse










