07.12.2009
De Malthus à Malthus en passant par Copenhague
A Copenhague, ils vont sauver la planète. Mais nous, qui nous sauvera ?
Les gouvernements sont très occupés. Dieu joue au golf à Saint-Nom-la-Bretèche et ne veut être dérangé sous aucun prétexte. Le Dalaï Lama a pris un sérieux coup de vieux. Les extra-terrestres n'ont toujours pas réussi à nous localiser. Mandela prépare la Coupe du Monde de foot. Le standard de SOS-humains-en-danger a sauté.
Nous devons nous rendre à l'évidence : nous sommes seuls et mal barrés. Notre horizon est bouché comme un évier après la plonge. Et puis les animaux ne nous aiment pas. Notez qu'ils ne sont pas les seuls. Les hommes aussi n'aiment pas les hommes. Tellement peu qu'ils se réuniront un jour prochain dans un autre Copenhague pour réduire la population humaine. C'est inscrit dans le calendrier malthusien. Ne reste plus qu'à fixer la date.
La réduction de la population se fera sans bombe. Nous toucherons une prime à l'arrachage de fœtus et double prime pour une ligature des trompes. On va d'abord s'occuper du cas des africains, des indiens et des chinois. Scouic… Comme disait Cousteau, la terre ne peut pas supporter plus de 800 millions d'hommes. C'est donc plus des cinq sixièmes de l'humanité qu'il va falloir passer par profits et pertes. Y'a du pain sur la planche du boucher. L'ONU mettra tout ça en musique, au propre et au figuré.
16:56 Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : planète, dalaï lama, extra-terrestres, mandela, africains, chinois, indiens, cousteau
05.12.2008
Le bonze et les méchants
Quelle vie que la vie du Lalaï Dalmate ! Chassé de son pays par les chinois, nous autres occidentaux nous en servons comme d'un boulet pour ébranler la muraille de Chine. Retour à l'envoyeur. Il est l'homme-yoyo. Quant aux tibétains, qui se pèlent le jonc sur les contreforts de l'Himalaya ? Des hommes-prétextes, dont nous aimerions assez qu'ils foutent un peu plus le bordel dans l'Empire du Milieu, mais qui, hélas, se retiennent de le faire, les paroles de paix du Lalaï leur servant encore de boussole — jusqu'à quand ? Et c'est là toute l'ambiguité de nos relations avec le vieux bonze. Quand nous applaudissons les manifestations de sa haute sagesse, nous nous disons in petto et en même temps, qu'il ferait mieux d'exhorter son peuple à se libérer, par les armes s'il le faut, histoire d'emmerder — croyons-nous — le pouvoir chinois. Lequel pouvoir a trouvé dans nos risibles agitations et notre peu finaud double-jeu un spectacle plaisant et une raison supplémentaire de ne pas nous prendre au sérieux.
11:33 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chinois, dalaï lama, occidentaux, muraille
15.10.2008
Insultera bien qui insultera le dernier
Les français se sentiraient insultés par les sifflets qui ont couvert la Marseillaise hier soir au Stade de France. Je veux bien. Se souviennent-ils seulement de l'indignation éprouvée par les chinois lors du passage de la flamme olympique à Paris ? Autre question : cet incident amènera-t-il le président tunisien Ben Ali à ramper devant son homologue français comme ce dernier le fit à Pékin devant Hu Jintao pour sauver quelques colossaux et néanmoins misérables accords commerciaux ?
14:03 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chinois, ben ali, stade de france










