17.03.2009
Otages de l'OTAN ou otages des cons
Pour ou contre le retour dans le commandement intégré de l'OTAN… Dans le genre faux débat, ça se pose un peu là. En effet, quelle différence entre une armée française diluée dans un bidule européen et une armée française noyée dans un truc atlantique ? Aucune. C'est seulement affaire de modalités. Dans cette histoire, on ne peut même pas reprocher à Sarkozy d'avoir manqué de réalisme, ou de courage, ou de vision politique : il n'a fait qu'entériner une situation de fait. La seule question qu'il avait à trancher était : Europe atlantique ou Atlantique européenne ? Le contexte actuel, hyper explosif, lui a épargné bien des nuits blanches : en toute logique, il a opté pour l'existant, afin de parer au plus pressé. Coûteaux, Chevènement, Debray ont vu clair : plusieurs décennies de «ringardisation» et de «pathologisation» de l'idée de Souveraineté ont fini par avoir raison d'elle. Ils ont l'air fin les petits cons qui dénoncent aujourd'hui le deal atlantique aux cris de tout-sauf-les-yankees ; leur internationalisme et leur haine subséquente du pays nous ont jetés précisément là où ils ne voulaient pas mettre le groin. Et bien maintenant, il faudra qu'ils s'habituent à l'odeur.
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