19.03.2009
Y'a bon, catho !
Hier soir, dans l'émission de Frédéric Taddeï, le loup mangeait avec l'agneau et le faon. Au menu il y avait du catho. Ou plutôt, il y avait dans les assiettes l'idée que les cathos se font de la famille. Des reliefs, tout au plus.
En chef de table, Nadine Morano, ministre UHT. Autour d'elle, Marcela Iacub, anti-père et anti-mère, Louis-Georges Tin, observateur de l'hétérosexualité, François de Singly, sociologue bourdiesque, et Sarah Chiche, romancière invisible. Tous se sont régalés, même si la cuisse de poulet était bien maigre, en l'occurrence Jacques de Guillebon et ce qu'il était censé représenter.
Comme un garçon, Jacques de Guillebon a les cheveux longs. Il est catholique, comme on le dirait d'une victime. Sans arquebuse, ni roue, ni inquisition, et surtout sans cette indispensable paire de couilles qu'il faut pour se lever de sa chaise et gifler les importuns, il n'a pas pesé lourd. Englouti en une seule bouchée, il m'a fait penser au canard de Prokoviev qu'on entend «caqueter dans le ventre du loup, car dans sa hâte le loup l'avait avalé vivant.»
Débarrassés de lui, les cinq commensaux ont pu débattre en paix. Tous étaient d'accord sur le principe de l'évolution, synonyme de fatalité dans la bouche de ces voraces. Donc la famille évolue, c'est-à-dire qu'elle se décompose, c'est-à-dire que c'est vachement bien…
Tiens, je n'ai même pas envie de développer, argumenter. A quoi bon.
Une anecdote, quand même. Marcela Iacub a reproché à Guillebon — c'était au début de l'émission — d'être un «extrémiste». Pensez : il trouvait normal qu'un enfant ait un père et une mère. Non mais il y a des cons…










