14.09.2008
Cernés par les koons
L'art comptant pour rien est content pour rien. Il s'expose comme une truie au soleil, de préférence en des lieux qu'il salit par sa seule présence. En dire du mal, c'est passer pour un vieux con. Tant mieux. Faire caca dessus, même si ça soulage, n'est pas recommandé : un critique d'Art Press pourrait qualifier ce geste d'artistique. Mon ami Pierre, qui vit sur une île, a eu le malheur, l'autre jour, d'allumer la télé matutinalement, et de tomber sur un Koons. Une expérience aux limites du supportable. Voici son rapport :
«Aujourd'hui, avant que les enfants ne se lèvent, j'allume la tévé et voila t-y pas que je tombe sur certain Jeff Koons (comme la lune), artiste américain, costume noir près du corps, chemise blanche, limace noire.Très blues brothers.
Ce Koons ( comme la pluie) expose à Versailles, dans les jardins et dans le château, ses z'oeuvres, gigantesques, animalières et bédésques.
Maîîîître Koons ( comme un édito de Jean Daniel), dans un demi sourire, esquive les pièges (à con) des questions en se servant de l'artillerie lourde. C'est-à-dire tout le vocabulaire de circonstance qui plaît tant aux médias.
Comment il se "rappropriait l'espace", comment "il transgressait", comment il "respectait".
Le journaliste, comme dans un numéro bien rodé, lui tendait la main, pour ne pas dire des perches, pour ne pas dire les plats.
(Moi si je lui tendais la main ce serait plutôt en travers de la gueule!)
Bien sûr il était provocateur, bien sûr il était excentrique. Et moderne aussi puisqu'il était un artiste... très cotisé!
(Ses crottes s'arrachent a des prix inouïs.)
Le meilleur pour la fin. Koons (comme un balais) appelant a l'aide Louis XIV!
Comment le roi soleil serait jouasse de voir par les fenêtres de son château son gigantesque chien en fleurs ! Et comment qu'il mouillerait son slip en admirant sa panthère rose dans la galerie des glaces !…
Avoir le parrainage, même d'outre- tombe, d'un roi de France, ça a quand même plus de gueule que celui de François Pinault, qui lui n'a donné que son pognon.
A propos de thunes, ce petit happening a coûté deux millions d'euros, ce qui ne semble pas défriser ce roi des Koons.
Deux millions d'euros!
On pourrait en faire bouffer des pauvres avec tout ces sous.
J'arrête avant de m'énerver plus.
Bonne fin de semaine a vous tous.
Pierre»
09:37 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jeff koons, art contemporain, versailles










