08.01.2010
Les trompettes de la mort
Je n'entends plus parler du Dalaï Lama. Inquiètant. Est-il malade ? Les chinois l'ont-ils mangé ? A-t-il quitté l'orbite terrestre au cours d'une lévitation mal contrôlée ? C'est fou la vitesse à laquelle les grands de ce monde disparaissent des écrans de la gloire, simplement parce qu'on a les yeux braqués sur autre chose, le derrière de la voisine, les eaux du Pacifique qui montent au loin et viennent déjà lécher le parvis de Notre-Dame. Comme nous, nous les sans-grade, les oubliés-avant-de-naître, ils sont au fond bien peu de chose. Voyez Séguin. Plus personne ne se souvenait de son nom. Ni de sa silhouette, pourtant massive. Il a fallu que la mort l'emporte pour qu'on reparle de lui, à la télé, dans les foyers, au troquet. La mort a du bon. C'est toujours elle qui souffle en dernier dans les trompettes de la renommée.
21:23 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dalaï lama, philippe séguin, gloire, pacifique










